dimanche 16 février 2014

ELECTIONS MUNICIPALES : UN TEMPS DE CARNAVAL!


Dans la vie de nos communautés réputées tranquilles, il arrive un moment où tout se trouble, tout se dérègle, tout se désarticule subitement, un moment où plus rien ne devient compréhensible.

 L’un de ces moments est venu. Il correspond, vous l’aurez deviné, au temps des élections. Plus précisément au temps des élections les plus affolantes qui soient pour les citoyens : les élections municipales.
Comme si une sorte de « Bête de l’Apocalypse », endormie durant six ans, se réveillait soudain sous les crissements électrisés des pulsations électorales.
 
Seules les très petites communes semblent à l’abri de ces puissantes vicissitudes électorales.
Les élections de leurs représentants allant le plus souvent  spontanément de soi.


 UN TEMPS DE CARNAVAL
Certains sociologues se sont essayés à pénétrer ce phénomène.

Si certaines clés de compréhension de cette excitation peuvent être avancées, il ne s’y trouve jamais d’explications définitivement satisfaisantes.

Devons-nous chercher dans la presque-coïncidence avec les dates de carnaval, un rapprochement conscient ou inconscient entre les deux événements ?  
Quoi qu’il en soit, apparaissent avec « le temps des élections » des comportements qui nous rappellent curieusement ceux autorisés « le temps du carnaval ».
Dans les campagnes électorales, nous l’avons déjà évoqué dans ce blog, tout est permis pour accéder au pouvoir.

C'est le temps des manœuvres souterraines. Le temps du marchandage des positions dominantes sur les listes, des futures places honorifiques (et aussi lucratives) d’adjoints…

Pour les sortants il s’agira de s’affranchir de tout bilan et donc de persister dans l’obscurantisme en dépit d’un cumul de raisons d’avoir à quitter ce pouvoir.

Un vrai « temps de carnaval ! »

LE TEMPS DE LA DÉRAISON

Il semble n’y avoir rien à pouvoir comprendre dans ces phases de la vie communautaire où se brise toute raison.

Ce phénomène sociologique insaisissable des élections se nourrit aussi (et peut être surtout) de ce que l’on pourrait appeler « le défoulé orgasmique du citoyen lambda dans l’intimité solitaire de l’isoloir ». 
Autrement dit, la possibilité de s'affranchir de toute règle sociale et la conviction de régler des comptes personnels à l’abri de tout affichage extérieur.

Occasion suffisamment rare pour ne pas être jouissive!
Cette faculté est - de plus - sublimée dans les communes de moins de 1 000 habitants par le droit de rayer (encore cette fois) le nom de tel ou tel candidat.

… ET DU FATAL « CROIRE-SAVOIR »
Les grands offices de sondages ignorent les petites communautés. Ils laissent donc leurs citoyens à leur propre estimation des résultats.


Il est remarquable malgré les certitudes que chaque électeur porte en lui, que les résultats présentent à chaque fois une part surprenante d'inattendus.
Dans beaucoup de communes, les élections de 2008 en ont été un exemple.

Ce qui revient à conclure que le résultat des élections est, par nature, imprévisible.


Il est donc possible que ce phénomène "d'effet de surprise" ait aussi sa part dans l‘explication de la perte de raison momentanée du citoyen, fusse t-il reconnu comme étant le plus retenu de la communauté.

C’est précisément ce que lui autorise "le temps du carnaval !"

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