lundi 7 novembre 2016

TRISTE NOVEMBRE


Novembre, nous le savons, n'est pas un mois sympa. Il nous annonce "la saison morte", celle où les activités liées à la nature et au tourisme se mettent en repos.
Avec le changement d'heure, novembre nous impose désormais les inévitables trajets quotidiens dans une nuit incertaine. Ceci pour ceux qui ont la chance d'avoir à se rendre à leur travail.



Les retraités, ainsi que les exonérés du boulot, continueront, malheureux, à subir le redoutable grondement des vents-pluies en tremblant sous leur couette.

Après les Etats-Unis d'Amérique, en France le "théâtre électoral" est ouvert. La fonction présidentielle a été tellement dévalorisée, que cette phase, pourtant essentielle de la vie politique nationale, n'est plus qu'un affligeant divertissement télévisuel.

L'écœurement a gagné depuis longtemps le citoyen adulte. Reste hélas encore beaucoup de fanatiques aveuglés par une incompréhensible passion pour une kyrielle de prétendants dévalués à ce poste capital.

Tout a été dit, écrit et dénoncé pourtant sur cette opération dévastatrice de l'honneur républicain.
Il semble que rien ne pourra arrêter la décomposition des fonctions politiques cadenassées par les puissances qui financent leurs campagnes électorales.

De son côté, le peuple des citoyens construit comme il peut une alternative de vie qui semble mieux lui convenir. De nouvelles initiatives apparaissent. Elles ont la volonté de redonner un dimension plus humaine à l'organisation sociétale.

Elles représentent, hélas, pour beaucoup de tenants du pouvoir politique, l'alibi qui leur est nécessaire pour atténuer leur systématique compromission avec les puissances de l'argent.

Pendant ce temps là, le rouleau compresseur de la sur-réglementation continue son ouvrage. Tous les espaces de la vie sont désormais concernés, plombés par une multitude de contraintes techniques et financières. 
Le carcan de ces contraintes paralyse l'individu dans un mode de vie dans lequel il se trouve peu à peu aliéné, pour le perpétuel intérêt de faiseurs de profit.

Par contre, la déréglementation est en œuvre dans les domaines économiques et financiers, dépositaires exclusifs des vrais pouvoirs. Les accords transatlantiques, signés ou en cours de négociation, en sont l'expression aiguë.

Leur élaboration effectuée dans le secret et sous les ordres des firmes transnationales s'impose aux Etats et paralyse les citoyens.

Comment comprendre la précipitation à la signature de ces pactes d'aliénation des peuples concernés, par ceux qui ont pour mission de les représenter ?
Tout ce qui a l'apparence d'une trahison est doté de quelles contreparties? 
La résistance du parlement Wallon à cette traîtrise en est un révélateur inattendu.

Paul Magnette, chef du gouvernement de Wallonie,


Son président a posé avec détermination les questions essentielles : celles de la manière dont sont menées aujourd'hui les négociations internationales tenues hors de la connaissance des citoyens.

Son exceptionnelle intervention a été abjectement traitée comme une pure et simple affaire de politique intérieure à la Belgique. Il a fallu qu'il rentre donc dans le rang précipité des signataires.Les citoyens qu'il représentait avec force et puissance sont une nouvelle fois trahis.

En Syrie, les recruteurs djihadistes opèrent encore avec efficacité. De nombreux jeunes en recherche de "lumières" se branchent toujours en continu sur un Coran alternatif.


Chez nous, paisiblement, les nouveaux chrysanthemum morifolium, les “fleurs d'or” des Grecs, illumineront pendant quelque temps les champs du repos. 

Un vieux proverbe le dit bien : "Le mois de novembre est malsain, il fait tousser dés la Toussaint".








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