dimanche 7 mai 2017

ET LE "PEUPLE" DEVINT "FOULE"

L'HONNEUR ASSASSINÉ

Nous le savons, nous le vivons au quotidien, notre société est en cours de détérioration continue.
Tout a été dit et écrit sur la pitoyable campagne présidentielle que nous sommes en train de solder enfin !
Rien, il ne reste plus rien des hommes et des femmes qui avaient jusque là éclairé de leurs lumières la voie honorable des peuples. Rien, plus rien !
Le broyeur de la société de consommation a fait son œuvre dans ce fatal XXème siècle. Nous en subissons les conséquences aujourd'hui.
Cette société de consommation, mise entre les mains d'opportunistes avides d'argent, nous aura mis, tous autant que nous sommes, en lambeaux.

Quand le peuple devient foule, populace

" Ah, le peuple est en haut, mais la foule est en bas". (Victor Hugo – L'année terrible – 1870)
Les citoyens qui composent le "peuple" s'honorent des issues de l'application des règles démocratiques auxquelles ils participent.
Les résultats des élections sont de cette nature.

L'histoire nous dit qu'au moment où les forces morales sur lesquelles reposait une civilisation ont perdu leur maîtrise, la dissolution finale est effectuée par des "foules" inconscientes et brutales assez justement qualifiées de barbares.

" O genre humain ! Lumière et nuit ! Chaos des âmes !"

Le "peuple", la "foule-populace", deux versions des mêmes groupes humains. Groupes organisés pourtant sur des règles communes qu'ils sont sensé s'être données eux-mêmes, serait-ce par la voie de leurs représentants.

                   
       "Voici le Peuple : il prend La Bastille, il déplace
Toute l'ombre en marchant ; voici la populace :
Elle attend au passage Aristide, Jésus,
Zénon, Bruno, Colomb, Jeanne, et crache dessus !"
(Victor Hugo – Id.)

Les individus qui composent les "foules", abrutis par des discours de "chapelles", sont devenus incapables de discerner les pièges dans lesquels les conduisent les meneurs. Il n'y a que la haine qui les transporte.

ET AUJOURD'HUI ?

"L'époque actuelle constitue un de ces moments critiques où la pensée des hommes est en voie de se transformer. Deux facteurs fondamentaux sont à la base de cette transformation. Le premier est la destruction des croyances religieuses, politiques et sociales d'où dérivent tous les éléments de notre civilisation. Le second est la création de conditions d'existence et de pensée entièrement nouvelles, par suite des découvertes modernes des sciences et de l'industrie".
(Gustave le Bon – Psychologie des foules).
Ce texte écrit par Gustave Le Bon en… 1895 est d'une saisissante actualité.

La "foule" est un troupeau servile. Elle a besoin d'un maître.
Dans les "foules" humaines, le chef n'est souvent qu'un meneur, mais comme tel, il joue un rôle considérable.

Il manie un outil fatal, une méthode politique qui brandit les revendications des peuples pour assouvir les appétits des foules : le populisme.
Les meneurs haïssent régulièrement ceux qu'ils séduisent. De plus, ils accusent les autres de répandre le poison qu'ils distribuent eux-mêmes. 

QUE SERONS-NOUS DÉSORMAIS, "PEUPLE" OU "FOULE" ?

Les forces morales sur lesquelles reposait notre civilisation ont bel et bien perdu leur raison d'être.

Sommes-nous entrés dans une dissolution finale, transportée par quelque "Robespierre" hypnotisé par les idées philosophiques d'un nouveau "Rousseau" ? 
Nous le savons, le choix qui nous est proposé à l'élection présidentielle ne nous convient pas.
Face à deux options insatisfaisantes, voterons-nous dimanche avec l'âme d'un "peuple" ou les pulsions incontrôlées d'une "foule" barbare?


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