mercredi 27 juin 2018

TECHNOLOGIE ET HUMANISME, OÙ EN SOMMES-NOUS ?


Cela va vite, beaucoup trop vite, pour que nos esprits humains puissent prendre la juste mesure de ce qui se déroule dans notre quotidien.
Vite, beaucoup trop vite !
Et la vitesse à laquelle nous inondent en permanence les informations et les éléments de connaissance de toutes natures, n’est pas sans conséquence sur ce que nous devenons les uns et les autres dans ce monde devenu fou.
Alors, comment pouvons-nous faire pour nous sentir tout de même exister dans la tornade inarrêtable qui maltraite nos vies comme jamais ?
Une chose est certaine, l’évolution technologique ne s’arrêtera pas. Elle est liée à la nature même de l’humain et à son ambition naturelle à vouloir « jouer à être Dieu ».

QUAND L’HOMME "JOUE À DIEU"

Hélas, la nature biologique « d’origine » de l’humain ne semble pas lui permettre de suivre ce rythme devenu incontrôlable.
Alors, on s’achemine désormais vers « l’homme augmenté » et le « transhumanisme ». L’objectif est d’utiliser toutes les possibilités techniques pour allonger la longueur de vie des personnes en tentant de les conserver, physiquement et intellectuellement, en bonne santé.



DES EFFETS INCERTAINS…VOIRE FATALS ?

Ces nouvelles technologies visent à modifier la manière dont l’homme, son corps et son cerveau fonctionneront et interagiront avec leur environnement.

L’informatique et la techno-médecine en sont les outils fondamentaux. Ne nous berçons pas d’illusions, nous sommes dans une réalité dont les phases expérimentales conduisent déjà à des applications concrètes. Quels en seront les effets ? Audacieux qui oserait en exprimer quelques-uns. Ces effets possibles nous interpellent, ils bousculent nos certitudes. Ils nous font craindre le pire : la dénaturation pure et simple de ce que biologiquement et intellectuellement nous sommes.


ET EN ATTENDANT ?

Notre point de réflexion est là : dans une phase de transition sociale, sociétale, environnementale, énergétique, technologique…, comment nous sera-t-il possible de traverser ce moment de nos histoires personnelles, sans courir le risque de n’avoir pas existé en tant que « nous-mêmes » ?
Faut-il nous accrocher, comme à quelques dernières branches, aux repères culturels et éducatifs qui ont nourri jusqu’ici nos parcours d’enfants et d’adultes ?
Faut-il nous laisser attirer, délibérément et sans crainte, par les nouveaux regards et les nouvelles orientations portés sur un monde en mutation profonde et souvent violente ?
L’enjeu est lourd.
À défaut de pouvoir agir nous-mêmes sur l’histoire du monde, il ne nous reste qu’un seul espace sur lequel nous pouvons encore faire peser légitimement notre influence : celui de notre cercle familial. Porté par les meilleures intentions et par un réalisme évident, il ne nous évitera pas le risque d’enfermement, d’isolement, d’exclusion et pourquoi pas de rejet.




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