mardi 17 mars 2015

PRESSE : LE SENS PERDU D'UNE MISSION

Mais que se passe t-il donc dans la tête des responsable des rédactions?
Nous connaissions déjà l'aventureuse dérive des journaux et magazines destinés à être pourtant les "abondeurs de connaissances pour que le citoyen puisse se faire une opinion en toute connaissance de cause sur les sujets qui lui sont essentiels".

La une du journal Sud-Ouest de ce mardi est sidérante : "Ibrahimovic fait profil bas"!
Voila bien un sujet qui peut en effet éclairer le citoyen sur "ce qui lui est essentiel"!

 Il est à se demander quelle perversion intellectuelle anime les membres d'un comité de rédaction pour les conduire à un tel choix.
Il semble que se positionner dans le vent de la médiocratie ambiante soit plus important que d'aider le lecteur à "penser par lui même".

Nous savons depuis longtemps désormais que le football est l'image parfaite de la détérioration morale de notre société.
La Coupe du monde de 2010 en Afrique du sud et la grève des joueurs français en ont été une mémorable démonstration.

Comme tout espace fanatisé, le football a ses maîtres, ses gourous, ses modèles, ses... philosophes. 
Zlatan Ibrahimovic est de ceux là. Et nos gamins bavent d'admiration devant ce personnage singulier. Evidemment, ils portent régulièrement le maillot floqué à son nom, attestant de l'identification à leur modèle.

Qu'avons nous à proposer à nos enfants comme équivalence passionnelle lorsque l'on est enseignant? Éducateur? Père ou mère de famille?

Allons-nous cautionner encore longtemps que ce soit sur ce seul type de modèle que puissent se construire les citoyens de demain?

Avec les sens exacerbés par une telle profusion d'insanités, allons-nous continuer à nous étonner toujours de l'errance grandissante de nos populations face aux choix politiques pourtant déterminants pour leur vie et leur avenir?
FOOTBALL : LA SAUVAGERIE EN ACTION

Le minimum que l'on devrait attendre d'un grand journal d'information serait de réserver le traitement de ce sujet aux pages intérieures qui lui sont consacrées.
L'imposer en première page à tous ses lecteurs, les détournant ainsi de ce qui leur est essentiel, n'est rien d'autre qu'un crime moral.

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